9. A certain moment la complétude à laquelle aspirait Jean Hélion, laisse entrevoir son alias: "J'essaie de définir un état stable (...) par rapport à la chose totale, perçu au loin, auquel je crois , mais qui s'éloigne autant que je l'approche." (Journal d'un peintre, op. cit., t. II, p. 125 - année 1972). Quant à Valéry, très préoccupé par la question de l'achèvement: "Une œuvre n'est jamais nécessairement finie, car celui qui l'a faite ne s'est jamais accompli, et la puissance et l'agilité qu'il en a tirées, lui confèrent précisément le don de l'améliorer et ainsi de suite. Il en retire de quoi l'effacer et la refaire - c'est ainsi du moins qu'un artiste libre doit regarder les choses. Et il en vient à tenir pour œuvres satisfaisantes celles seulement qui lui ont appris quelque chose de plus." Cahiers, op. cit., t. VIII, pp. 773-774.