13. Remarquons que pour Pareyson, l'art, c'est de la matière qui se spiritualise en s'in-formant par la personne même de l'artiste. "Physicité" et spiritualité coïncident par l'oeuvre qui s'avère avant tout "formation d'une matière". L'artiste agit comme énergie formante, porteuse de la réalité historique, de l'ethos de sa personne. Ainsi, la signification spirituelle de l'oeuvre s'identifie totalement à la personne physique de l'artiste et cette conjonction serait le but même du processus de formation de l'oeuvre. Faire et dire s'ajustent dans un même objet physique à la fois évident et impénétrable.

Cf. L. Pareyson, Conversations sur l'esthétique (1966) trad. Gilles A. Tiberghien, Paris, Gallimard, 1992