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Une grande menace : les BPC (3)


Résumé

Il y a quelques années, un produit appelé BPC était utilisé fréquemment par l’industrie. Toutefois, ce produit est très dangereux pour la santé. Le texte explique les moyens employés pour éliminer les appareils électriques utilisant ce produit. Troisième texte d’une série de trois portants sur les BPC.

Référence

Document produit par Hydro-Québec, sur les BPC, 1985.

Auteur

Sylvain Beaudoin


En 1977, l’usage des BPC (biphényles polychlorés), dont les dommages causés à l’environnement et aux humains sont reconnus, est restreint à l’industrie de l’électricité. Son usage est limité et très contrôlé. Dès 1980, la fabrication et la vente de produits comportant des BPC sont interdites en Amérique du Nord.

Les transformateurs et les condensateurs produits jusqu’en 1980 sont recyclés et revendus. Il existe suffisamment de BPC en circulation pour que l’industrie de l’électricité continue à les utiliser abondamment sans avoir à en fabriquer.

Ce petit commerce est finalement interrompu en 1985, alors que le gouvernement défend de revendre les appareils usagés. Il ajoute des règlements sévères pour le rejet des huiles contaminées ainsi que pour l’entreposage.

Des problèmes surgissent avec la nouvelle réglementation. Les BPC sont toxiques et il est extrêmement difficile de les éliminer. Actuellement, la principale usine d’élimination des BPC dans le monde est située en Angleterre. Elle ne peut qu’en détruire de petites quantités à chaque année. Il faut donc entreposer, selon les normes, ces produits en attendant de les éliminer.

Seulement pour l’Hydro-Québec, 114 transformateurs et plus de 50 000 condensateurs, utilisant les BPC comme isolant, devront être entreposés à brève échéance. Au début des années 1990, on prévoit que tous ces appareils auront été remplacés par d’autres appareils qui ne contiennent pas de BPC.

L’Hydro-Québec possède 20% de tous les BPC du Québec. Cette compagnie a de grands moyens et fait beaucoup de projets de recherche pour l’élimination efficace des BPC. Le grand problème vient, comme nous l’avons dit plus haut, de la stabilité du produit. Il est difficile à décomposer et il résiste à de très hautes températures. Lorsqu’on le brûle, il dégage des vapeurs de BPC : des furanes et des toxines.

D’un seul produit à toxicité moyenne, on se retrouve avec deux nouveaux produits nettement plus toxiques. Par contre, ces nouveaux produits sont plus faciles à décomposer que les BPC. Mais il est très important que ces vapeurs n’aillent pas, à leur tour, intoxiquer l’atmosphère.

L’Hydro-Québec pense avoir trouvé une bonne solution. Elle étudie la possibilité de construire une usine de traitement portative. Cette usine se déplacerait pour éliminer les BPC sur les lieux d’entreposage. Les BPC ne seraient pas transportés sur les routes. On éliminerait ainsi les risques de fuites ou d’accidents.

On a aussi pensé construire une usine de traitement à Senneterre. Mais, présentement, les gens de la région ne sont pas d’accord pour accueillir une telle usine. Personne ne veut voir une usine présentant autant de dangers dans son entourage immédiat.