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À quoi servent les études culturelles ? À quelles disciplines À quels objets ? De quelle théorie relèvent-elles ? Sont-elles une théorie ? Une approche ? Une méthode ? Quels peuvent être leurs outils ? À partir des travaux de Raymond Williams et de Terry Eagleton, qui constituent une référence majeure dans le domaine des études culturelles en Angleterre, Maryse Souchard propose de répondre à ces questions en suggérant les pistes de réflexion que lui inspirent ses propres recherches. Il en résulte une compréhension, nouvelle en français, des enjeux propres aux études culturelles. Revenir sur l'histoire récente des études culturelles, en présenter les fondements, en expliquer la portée et l'intérêt pour les sciences humaines et sociales, tel est ici le projet. Ce programme de travail respecte celui des études culturelles : positionnement institutionnel, histoire de la démarche, ancrage théorique et méthodologique, pratiques et actions. À partir de l'analyse des discours sociaux sur les innovations scientifiques et techniques, Maryse Souchard montre toute l'actualité des études culturelles, bien au-delà des objets populaires auxquels celles-ci sont trop souvent cantonnées.
Maryse Souchard est maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication à l'Université de Nantes / Institut universitaire de technologie de La Roche-sur-Yon (France). Elle a enseigné en France, au Manitoba (Université du Manitoba) et au Québec (Université de Montréal, Université Laval). Elle a travaillé à Oxford avec Terry Eagleton, dont elle a traduit en français Literary Theory. An Introduction. Ses recherches portent sur l'analyse des discours politiques (discours de l'extrême-droite française), l'histoire de la culture (le théâtre français au XXe siècle), les pratiques culturelles (le rap et le hip-hop) et la théorie des études culturelles. Chercheuse et citoyenne engagée, Maryse Souchard est aussi conseillère municipale à La Roche-sur-Yon.
Dans le débat sur les critères esthétiques, Jean-Marie Schaeffer revendique, comme certains philosophes des Lumières, l'importance des plaisirs et de la subjectivité sensible. En fonction d'une critique de l'esthétique kantienne, qui lui permet de préciser la dimension cognitive du jugement de goût et le caractère anthropologique de la conduite esthétique, il propose de recourir à la théorie des signaux coûteux.
Mais, tandis que ces disciplines défendent une identité fonctionnelle entre l'art et la signalisation coûteuse dans les rituels sexuels des oiseaux-berceaux, Schaeffer propose, pour sa part, une homologie structurelle entre les deux. Sur cette base, cette étude entend montrer que, s'il existe une spécificité de la relation esthétique humaine, on ne saurait en illuminer le sens en séparant sciences cognitives et esthétique philosophique.
En poursuivant une réflexion récente, Schaeffer scrute ici les rituels au sein du monde animal pour les rapporter à ses préoccupations esthétiques. La réévaluation qu'il suggère à propos de la théorie des signaux coûteux permet d'en rehausser la valeur heuristique.
Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et directeur du Centre de recherches sur les arts et le langage (EHESS/CNRS), Jean-Marie Schaeffer est l'auteur de nombreux ouvrages où s'affirme la critique de la philosophie de l'art comme discours fondateur. Il a fait paraître, entre autres, L'art de l'âge moderne. L'esthétique et la philosophie de l'art du XVIIIe siècle à nos jours (1992), Les célibataires de l'art. Pour une esthétique sans mythes (1996), Pourquoi la fiction ? (1999), Adieu à l'esthétique (2000) et La fin de l'exception humaine (2007).
Les dates du voyage où Cartier découvre la « Baye sainct Laurens » (1535) et de la relation qui en est publiée (1545) coïncident avec une période particulièrement faste dans l'histoire du français.
Mireille Huchon évoque l'état de la langue française au moment où l'Ancien Monde découvre le Nouveau, en prenant pour guide le Brief recit, et succincte narration de la navigation faicte es ysles de Canada (reproduit ici intégralement en fac-similé), témoignage de la langue d'échange à une époque qui est un véritable âge d'or du français qui s'affirme comme langue d'État, comme langue digne de codification à l'instar des langues anciennes, comme langue aux prétentions littéraires.
Ce récit offre une exceptionnelle mise en scène de la confrontation et de la communication du français et de la langue indigène, son lexique français/amérindien prenant place dans Le Thresor de l'histoire des langues de cest univers (1613) de Claude Duret, parmi plus de cinquante langues, mais, comme cette étude le montre, une place singulièrement usurpée.
En plus d'avoir publié les Œuvres complètes de Rabelais dans la Bibliothèque de la Pléiade en 1994, Mireille Huchon, professeure à l'Université de Paris IV-Sorbonne et vice-présidente de la Société d'histoire littéraire de la France, est l'auteur de Rabelais grammairien (1981), du Français de la Renaissance (1988), d'une Histoire de la langue française (2002) et de Louise Labé, une créature de papier (2006).
Le second titre de la nouvelle collection Confluences de Tangence éditeur vient de paraître : il s'agit de Sciences de la nature et connaissance de soi au siècle des Lumières de Michel Delon.
Quel rapport la vie quotidienne peut-elle entretenir avec les sciences de la nature ? Doit-on concevoir les sciences comme une théorie pure ou comme un savoir engagé ? Longtemps, la séparation a semblé consommée entre savoir abstrait et connaissance de soi, jusqu'à l'aube de cet âge des Lumières qui parie sur une réconciliation possible. Le XVIIIe siècle se définit même par un tel espoir, par l'optimisme d'un savoir qui n'empêche pas de vivre, mais qui au contraire ouvre les possibles de l'existence. Le parcours que propose Michel Delon montre en quoi les sciences de la nature permettent aux fictions qu'inventent les Lumières de dire la singularité d'une expérience ou d'une émotion. Cette rencontre entre attitude intellectuelle et conduite sensuelle, anatomie du coeur et sciences de la nature est toujours à réinventer pour exorciser à la fois une raison appauvrie en simple technique et une spiritualité qui se prétendrait affranchie de toute raison.
L'étude est précédée d'une introduction dans laquelle Marc André Bernier met en perspective l'importance des travaux de Michel Delon dans notre compréhension du siècle des Lumières. L'ouvrage comprend en outre la bibliographie exhaustive des travaux de recherche de l'auteur.
Le tout premier titre de la nouvelle collection Confluences de Tangence éditeur vient de paraître : il s'agit du Français au temps de Jacques Cartier de Mireille Huchon.
Cette nouvelle collection de la revue Tangence publie les conférences des chercheurs de premier plan accueillis par la Chaire de recherche du Canada en histoire littéraire de l'Université du Québec à Rimouski et la Chaire de recherche du Canada en rhétorique de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Elle a pour ambition de réfléchir à la littérature comme lieu de convergence des savoirs et de renouer avec sa vocation encyclopédique, la ronde des muses, ou mouséion, chère à Guillaume Budé.
Les dates du voyage où Cartier découvre la « Baye sainct Laurent » (1535) et de la relation qui en est publiée (1545) coïncident avec une période particulièrement faste dans l'histoire du français. Dans ce livre, Mireille Huchon évoque l'état de la langue française au moment où l'Ancien Monde découvre le Nouveau, en prenant pour guide le Brief recit, et succincte narration de la navigation faicte es ysles de Canada, témoignage de la langue d'échange à une époque qui est un véritable âge d'or du français qui s'affirme comme langue d'État, comme langue digne de codification à l'instar des langues anciennes, comme langue aux prétentions littéraires.
Ce récit offre une exceptionnelle mise en scène de la confrontation et de la communication du français et de la langue indigène, son lexique français/amérindien prenant place dans Le Thresor de l'histoire des langues de cest univers (1613) de Claude Duret, parmi plus de cinquante langues, mais comme cette étude le montre, une place singulièrement usurpée.
L'étude de Mireille Huchon est précédée d'une introduction dans laquelle Claude La Charité met en perspective l'importance de Cartier comme figure inaugurale de notre civilisation, de même que les rapports entre le français de la Renaissance et le français québécois. L'ouvrage comprend enfin la bibliographie exhaustive des travaux de Mireille Huchon.
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