Pratique d'activités physiques et de loisir, communication et ajustement dyadique
Audrey Brassard
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RÉSUMÉ

Ce travail de recherche s'attarde à l'examen des déterminants de la satisfaction conjugale chez les couples de la population normale à l'aide d'un modèle théorique éprouvé (Karney & Bradbury, 1995). Plus spécifiquement, il vise à établir si la pratique d'activités physiques constitue un facteur de protection envers la détresse psychologique et conjugale, ainsi qu'à détenniner si la pratique d'activités physiques en couple est un processus adaptatif influençant l'ajustement dyadique, au même titre que les loisirs et la communication. Pour ce faire, 96 couples de la population québécoise ont répondu aux questionnaires suivants : l'Échelle d'ajustement dyadique (Spanier, 1976), l'Index des symptômes psychologiques (Ilfeld, 1976), le Questionnaire des patrons de communication (Christensen & Sullaway, 1984), ainsi qu'à des questions portant sur la pratique d'activités physiques, incluant l'échelle d'engagement personnel (Yair, 1990) et l'échelle de soutien du conjoint dans l'activité (Vinokur, Caplan, & Schul, 1987). Les résultats démontrent que l'activité physique n'est pas un facteur de protection contre la détresse psychologique et conjugale. Toutefois, le soutien reçu dans la pratique d'une activité physique est relié à un meilleur ajustement dyadique. Par ailleurs, la pratique d'activités sportives en couple s'est révélée en lien positif avec la satisfaction conjugale chez les hommes, mais elle n'est pas liée à la communication du couple. Enfin, le rôle médiateur du patron de communication demande-retrait dans la relation entre la pratique de loisirs joints et l'ajustement dyadique a été relevé chez les conjoints, alors que la communication positive assume le même rôle chez les hommes seulement.

5 septembre 2003