L’authenticité en art

Introduction

La deuxième partie de ce double numéro d’Æ consiste en des articles libres qui ne se rattachent pas au colloque sur William Morris. Pourtant, chacune de ces contributions reprend et reconstruit le concept de l’authenticité, notion déjà abordée dans le numéro spécial. De par sa récurrence, ce thème donne une cohésion inattendue à cette série d’articles qui se sont regroupés tout spontanément sous cette rubrique unificatrice. Est-ce une convergence fortuite? Il est permis d’en douter. C’est plutôt l’indice d’une préoccupation qui domine les débats philosophiques de notre époque : « l’authenticité » fait l’objet d’une réflexion profonde qui tend à dépasser les théories traditionnelles du jugement du beau (voir Fogle) et de la matérialité de l’œuvre d’art (voir Harbin), et qui cherche à apporter une nouvelle perspective aux critères d’évaluation du kitsch (voir Botz-Bornstein) et du « populaire » (voir Székely). Dans une ère moderne, fortement marquée par le virtuel, l’authenticité, tout comme la nostalgie, n’est plus ce qu’elle était; cette catégorie du « vrai » est à  repenser et à redéfinir. Voilà le virage que prennent les contributions qui suivent.

Michelle Weinroth

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